Résultats :
Classement général :
CR :
D'abord un petit message de ma femme sur ma boîte mail :
Hello fab,
je viens d'arriver à la médiathèque et je me suis empressée d'aller sur le site de la TE pour voir l'arrivée d'aujiourd'hui...
Bon j'imagine que les choses ne vont pas mieux qu'hier vu le temps mis sur l'étape.. Enfin j'attends ton coup de fil pour en savoir un peu plus.
En allant sur ton blog (overblog) j'ai trouvé un commentaire que je t'envoie car tu n'y vas peut-être pas souvent.
Salut Fab,
chaque jour, je lis ton blog et je regrette vraiment beaucoup que maintenant, quasiment à portée de main du Cap Nord, tu sois atteint de plusieurs bobos à la fois - c'est ch...! Mais je suis sûr que tu vas y arriver, du courage et ne baisse pas les bras, tu m'entends?
Je te souhaite une bonne route, que tes bobos guérissent vite et qu'il y ait plus jamais du chili catastrophique....fais gaffe à ce que tu manges (s'il y avait de la bière "sans", je te conseillerais en boire pas mal....faut pas écouter Werner, adepte de la bière "avec" (bof, il est bavarois, lui, ca en dit long....).
Allez, bon courage pour la suite!
Sportivement et amicalement,
Jochen*
Je vois que le prénom est accompagné d'une étoile donc j'en déduis que c'est quelqu'un qui a fait la TG!
Bon je vais aller mettre les blogs à jour.
Biz
Pascale
Note : J'ai fait la connaissance de Jochen Hoschele* lors de la Transe Gaule 2007 et j'ai terminé quelques étapes avec lui (3ème ex-aequo).
CR : Samedi 6 juin, 49ème étape, Wilhelmina – Storuman : 68,3km.
Quand nous sommes partis de Wilhelmina ce matin, le temps était couvert mais il n'y avait pas de vent ce qui n'a rendu le départ trop froid comme on l'avait craint un moment.
Une côte dès les premiers hectomètres, ça calme, et une fois franchie, le long serpent gris pouvait se déployer pour nous mener à Storuman.
Mes sensations étaient bonnes, quelques petites douleurs ici et là, mais j'étais assez optimiste en me disant que la fatigue généralisée disparaissait petit à petit.
J'ai couru seul pendant une quarantaine de kilomètres, naviguant à vue derrière les coureurs avec qui (ou devant qui) j'étais il y a encore une huitaine de jours. Du 8km/h comme ça, je signais tout de suite et en extrapolant, je me faisait déjà un plan d'arrivée vers 14h30, soit après 8h30 de course.
Mais .. car il y a un mais, c'était sans compter de nouveaux arrêts en forêt, des averses de pluie puis de neige et sans compter les quelques kilomètres de route en travaux où nous avons dû courir sur de gros graviers et sur une chaussée déformée, croisant de temps à autres des véhicules ne se souciant parfois pas du danger de nous projeter des graviers de par leur vitesse.
Pour moi, ça a été le début de mes ennuis. Quand il y a une chaussée déformée, je suis obligé de lever plus haut les pieds et au bout d'un moment, des douleurs se sont réveillées : ischios, bassin, adducteurs, quadriceps (principalement sur la jambe gauche). A la fin de cette partie, je ne pouvais plus courir sur du 8km/h et quelques kilomètres plus loin, Christophe, que j'avais laissé courir à son rythme, me rattrapa a gré d'un ravitaillement. Nous avons donc terminé l'étape ensemble. J'étais déçu d'avoir flanché comme ça, pour une fois que j'avais de bonnes sensations. Le froid des averses m'a aussi gêné et j'ai conservé le poncho jusqu'à une dizaine de kilomètres de l'arrivée où le temps s'était éclairci.
Les paysages, au fil de notre montée vers le Nord (on a passé le 65° parallèle Nord aujourd'hui), sont tout aussi forestiers qu'avant, mais les sous bois sont constitués de végétation rabougrie poussant parmi les roches arrondies sans doute restes d'anciens glaciers.
Nous avons vu aussi de vastes étendues dénuées de haute végétation, sortes de steppes, dans lesquelles nous avons cherché en vain à apercevoir quelque animal, renne ou caribou.
De nombreux petits lacs et ruisseaux montrent que la neige était encore là il y a peu, de petites fleurs poussant en nombre autour de ces zones humides.
Toujours aussi peu d'habitations pendant ces longs kilomètres, quelques « hameaux », peu de circulation en ce samedi sinon des touristes hollandais, danois, allemands et même français. Donc, la compagnie de Christophe m'a été d'un grand secours au moment où psychologiquement j'aurais pu encore une fois sombrer.
Ce sois, c'est dur à encaisser d'avoir passé tout ce temps supplémentaire sur la route (9h30 de course environ), mais le moral est là.
J'appréhende tous les jours les nombreuses heures de bonus sur les routes suédoises, mais à la fin, elles finissent par passer quand même.
Et point positif, je ne risque pas d'arriver à la tombée de la nuit ... car là où on est, elle ne tombe plus.
Sur cette petite note d'humour, je vous laisse et vous dis à demain pour la suite des aventures nordiques de Fab****.
à+Fab****
PS : aujourd'hui, c'était ma 200ème course d'au moins la longueur d'un marathon. (72 étapes de la Transe Gaule, 49 étapes de la TEFR, 53 marathons, 20 « 100km » + 3 où j'ai abandonné après le km 45 au moins + 3 « 24h » = 200.
Objectif : le 21 juin en être à 215.